| Quelles sont les différentes formules
d’acquisition ?
Juridiquement vous n’avez pas de lien
avec votre concubin (e), c’est pourquoi
vous ne bénéficiez pas des mêmes dispositions
que les couples mariés qui acquièrent
un logement.
Vous avez donc particulièrement intérêt
à organiser l’acquisition de votre logement
pour éviter les déconvenues qui pourraient
entrainer la nécessité de vendre au décès
de l’un d’entre vous ou en cas de mésentente.
Il existe quatre formules d’acquisition
possibles :
L’achat en indivision
L’acte de vente que les concubins sont
tous les deux propriétaires, à hauteur
des fonds apportés. Ainsi toutes les répartitions
sont possibles : 50-50% 30-70%....
En cas de séparation, si l’un des concubins
veut récupérer son capital, il peut exiger
la vente du bien et le capital sera réparti
en fonction de la quote-part de chacun.
La convention d’indivision
Qui prévoit la quote-part des concubins.
Cette convention, d’une durée de cinq
ans (renouvelable) améliore le sort du
conjoint quitté ou survivant. En cas de
séparation avec vente exigée par l’un
des concubins, il faut attendre la date
d’expiration de la convention pour exiger
la vente du bien.
La clause Tontine
Elle est insérée dans l’acte de vente,
qui prévoit déjà la quote-part des concubins,
cette clause bloque la situation en cas
de séparation, mais assure au survivant
la propriété du logement. En cas de séparation
avec vente du bien exigée par l’un des
concubins et si l’autre concubin refuse,
la situation est bloquée sans obtention
de la moindre compensation pour celui
qui désire vendre le bien.
La SCI à participations croisées
Les concubins créent une SCI (société
civile immobilière), propriétaire du logement.
L’un est usufruitier de la première moitié
des parts, l’autre en est nu-propriétaire
et inversement pour l’autre moitié des
parts. En cas de séparation avec vente
du bien exigée par l’un des concubins,
tout dépend des statuts de la SCI. Si
il y a contestation, c’est le tribunal
qui tranchera.
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